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Vis ma vie de parisienne

J’ai toujours vécu en région parisienne, mais depuis quelques mois maintenant, j’ai quitté le cocon familial pour un petit appartement de la taille d’une boîte d’allumettes dans la capitale.

Du coup, je découvre tout un tas de choses, et je peux m’immerger complètement dans la vie de mon quartier, bien plus active que celle de la ville dortoir dans laquelle j’ai toujours vécu.

Voyant les beaux jours arriver et les vélos foncer sur les ronds points lorsque le soleil tardait à se coucher, j’ai eu envie, moi aussi, de devenir une bobo assumée sur mon bicycle.

Lorsque j’ai pris mon premier vélib, je n’ai pas été très téméraire.

C’était justement un de ces jours où le soleil ne voulait pas se coucher, il faisait doux, les terrasses commençaient à se remplir, et moi, je n’avais pas envie de retourner dans mon petit appartement tout de suite. Je me baladais dans les petites rues de mon quartier, et dans une rue calme, je suis tombée sur une station vélib. Puisque l’idée me trottait dans la tête depuis un petit moment déjà, je me suis approchée de la borne pour prendre un ticket. S’en est suivi une découverte approfondie des conditions générales d’utilisation, et quelques minutes plus tard, mon ticket à littéralement jaillit de la borne, se déposant à mes pieds.

Maintenant on passe aux choses sérieuses : on choisit le vélo. Là encore, vaste programme avant de comprendre le système de choix et décrocher l’élu.

Après 5 minutes à régler la hauteur de ma selle devant quelques parisiens amusés derrière leur bière sur la terrasse d’en face, je monte sur l’engin et commence l’expédition.

Cinq minutes plus tard, et après m’être fait insulter par un cycliste snob qui ne supportait pas que je prenne autant de place sur la piste, j’arrive à la station qui se situe à côté de chez moi, le visage rouge et le coeur qui bat à 100 à l’heure. C’est que ça fait bizarre de passer de l’autre côté du trottoir.

Quelques jours plus tard, je retente l’expérience.

A la première station, il est impossible de choisir l’option ticket, je marche jusqu’à la prochaine, à 2 minutes de là, et mets environ 10 minutes avant de réussir à décrocher mon vélo. Mon trajet ce jour là : retour dans la boîte d’allumettes en faisant un crochet par la place la Bastille.

Quelle aventure !

Je passe par le quai de la Mégisserie, qui est blindé ce soir là, et où les vélos squattent la voie de bus, s’en suit un moment plus calme rue du faubourg Saint Antoine, où je suis discrètement un enfant et son papa, visiblement habitués au tumulte de la circulation parisienne en vélo.

La où les choses deviennent plus impressionnantes, c’est lorsqu’au bout de la rue se dessine le génie de la place de la Bastille. Ok, plus le temps de rigoler, il faut dompter la bête et traverser le rond point pour rejoindre les pistes cyclables du boulevard Richard Lenoir. Qu’est ce que c’est calme tout à coup… jusqu’à l’attaque de trois moucherons qui décident d’atterrir au choix dans mon oeil droit, ou sur mes lèvres. Je rigole toute seule de ce spectacle et, si mon coeur bat toujours à 100 à l’heure après ces aventures, je me sens joyeuse quand je pose le vélo. C’est décidé, je m’abonne !

 

 

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